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Après quelques hésitations j’ai pris
rendez-vous avec un neurologue à Nevers qui, lors de la première visite le
1er avril 2005
, ne
pensait pas que je venais le consulter pour cette maladie lorsqu’il m’avait vue
entrer. Instinctivement je compensais les signes visibles de la maladie et
je parvenais trop bien à les masquer, me redressant et changeant d’attitude dès
que les tremblements devenaient trop visibles. Dans un premier temps il m’a ordonné de l’Otrasel
-1,25mg, 3 fois par jour
. J’espérais un miracle ; je
croyais que ce médicament allait stopper rapidement mes tremblements. Or je ne
sentais pas d’amélioration après quelques mois, je dirais presque, au contraire,
car les symptômes ayant commencé à se manifester semblaient se multiplier.
Traitement suivi pendant 3 mois et demi (du 1er avril au 18 juillet 2005,
c’est-à-dire entre le premier rendez-vous à Nevers et le suivant à Paris).
Juillet 2005 : suivant les conseils d’une sœur je suis
allée consulter une neurologue à Paris, spécialiste de la maladie ! J’étais
en « bonnes mains » ! Elle non plus n’a pas dû me prendre au
sérieux, je ne paraissais pas malade ! Otrasel ne semblant pas avoir d’effet elle
m’a conseillé du Requip - 0,25mg, 3 fois par jour, augmentant
très progressivement de 1 à chaque prise pour arriver à 2 comprimés par prise
(soit 1,50mg, par jour
) Mais cette dose était probablement trop faible comme je
l’ai appris plus tard. Fatiguée, envie de dormir, avec les yeux qui piquent
terriblement, je n’allais pas mieux.
Début novembre 2005,
nouveau rendez-vous avec la neurologue qui me prescrit du Sifrol
0,7mg à raison de 3 comprimés par jour
. Réactions violentes dès le premier jour : bouffées de chaleur, mal
à l’aise, toute proche de la syncope… Je
poursuis le traitement quelques jours, puis je téléphone à la neurologue qui
arrête le Sifrol et revient au Requip 0,25, 3 par jour
. Je déprime, je ne me sens pas bien, je tremble de
plus en plus, sensation que le côté droit ne m’appartient
plus ! J’augmente le Requip jusque 3
cps/jour (soit 2,25 mg/jour) En
discutant avec une neurologue rencontrée par hasard, j’apprends que le Requip
n’est efficace qu’à partir de 3mg/jour et que le Sifrol est bien plus fort que
le Requip (ce qui explique les malaises).
Le 10 mai 2006, à ma
demande, la neurologue est d’accord pour augmenter les doses du
Requip jusque 6mg/jour
( Requip 1mg, 1,5mg, 2mg
progressivement) Peu d’améliorations, mais tout doucement j’accepte la
maladie tout en repoussant les manifestations visibles.
En juillet 2006 , je retourne voir le neurologue de
Nevers ; semble confirmer les différentes observations sur les
traitements. Continuer le
Requip et moduler en fonction des résultats pouvant aller
jusque 12mg/jour.
Mais à ce niveau les effets secondaires se
manifestent : nausées, somnolence, impression de syncope…
17 janvier 2007 :
adjonction d’un dopaminergique, Sinemet
25/100, progressivement de 1 à 6/jour
. Pas de miracle non plus, les
tremblements ne s’arrêtent pas totalement ; cependant après plusieurs mois
de traitement, je constate qu’ils diminuent ou sont plus contrôlables et surtout
que je retrouve un peu de force du côté droit. J’arrive à tenir un appui tendu
renversé ou à esquisser une roue !
20 juin
2007 : poursuivre le traitement, Requip
2mg, 3/jour et Sinemet 50/200, 3 ou 4/jour. Essayer d’espacer les prises, de les
étaler dans la journée. De moi-même je module avec tendance à diminuer les
doses afin de ne pas devenir « dépendante »
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